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L’alimentation au travail : améliorez vos performances !

Publié le lundi 21 septembre 2015 par C. Nivez

Travail_CaféCet article a été publié dans le quotidien Le Temps le 28 novembre 2014.

En Suisse, un homme sur deux est en surpoids à partir de 35 ans. Après 65 ans, ils sont 60% en surpoids! d’après l’Office fédéral de la statistique*. Les Suisses prennent du poids mais ils font aussi plus d’activité physique qu’avant, d’après l’étude de santé 2012*. « C’est vrai, les gens bougent plus aujourd’hui, mais ils mangent mal -trop sucré et trop gras- et en trop grande quantité, donc ils continuent de grossir, commente Ellen Kocher. L’influence de nos modes de vie : les voyages, le stress, le manque de temps, font aussi qu’on s’alimente moins bien ».

Quand on la rencontre, difficile d’imaginer qu’Ellen Kocher avait 21 kilos en trop il y a 10 ans.

Sportive et dynamique, cette économiste a longtemps travaillé à la restructuration des banques. « Je les faisais maigrir » ironise la suisse-américaine qui a changé de métier après avoir changé de silhouette. Désormais consultante en nutrition et hygiène de vie auprès des cadres, Ellen Kocher compare volontiers l’alimentation à l’économie : « Dans la gestion de l’entreprise, on apprend à aligner l’offre avec la demande. C’est la même chose pour l’alimentation : il faut trouver l’équilibre entre l’entrée et la dépense énergétique. » Ellen Kocher rappelle que cette prise de conscience alimentaire en entreprise, vient des Etats-Unis où ce sont les entreprises qui payent directement l’assurance maladie des employés. « Elles ont donc tout intérêt à s’impliquer dans la santé de leurs collaborateurs. Certaines primes santé américaines sont même indexées sur le poids : plus le salarié dépasse son poids de santé, plus son assurance coûtera cher. »

A Genève, Virginie Terrier, nutritionniste et responsable d’Efficium, la clinique du mieux-être, conseille les entreprises et les salariés à mieux manger pour mieux gérer leurs performances : « en entreprise, on connaît les techniques comme l’aide à la gestion de conflit ou à la décision, explique Virginie Terrier. Ce sont des outils utiles mais ponctuels. L’alimentation elle, fonctionne durablement ». Pour aider les salariés à rester dynamiques, Efficium insiste sur l’importance des micronutriments contenus dans l’alimentation : vitamines, acides aminés, minéraux qu’on trouve en quantité dans certains aliments. L’idée est d’alimenter en priorité le cerveau, siège de l’attention, de la motivation et de la confiance.

entrepreneur

Claudia Logarich, consultante dans le secteur du luxe a travaillé les six dernières années en tant que directrice export dans un grand groupe de cosmétiques à Genève. Elle a testé toutes les formules de plateau-repas en Suisse et dans de nombreux pays européens : « Le problème principal qu’on avait à Plan-Les-Ouates où je travaillais, c’était le manque de choix dans les services de livraison. On finissait souvent par manger des sandwichs. C’est pratique à manger mais ce n’est pas très équilibré. Je voyais une nette baisse de régime et d’énergie après manger. »

En voyage pour son travail, Claudia Logarich a testé tous les types de cuisines depuis l’Espagne, jusque dans le nord de l’Europe : « C’est en Scandinavie que j’ai trouvé les menus les plus équilibrés au travail : saumon fumé, harengs, cuisine légère et nutritive sans être grasse. Ca permettait de continuer à travailler l’après-midi ». Aux côtés des plateaux-repas, les restaurants d’entreprises sont souvent appréciées des salariés : « ces cantines proposent souvent des aliments de bonne qualité, avec une bonne origine, ou labellisés Fourchette Verte, commente encore Virginie Terrier. Mais les repas, s’ils sont sains, sont souvent pauvres au niveau de la neuro-nutrition, et peu adaptés à la productivité au travail. »

Pour mieux évaluer la santé des salariés, Efficium a développé ses propres outils d’audits sur internet. Les participants répondent à des questionnaires en ligne de façon anonyme. « On peut ainsi dire aux entreprises le pourcentage de leurs salariés stressés ou en surpoids, les 2 facteurs sont très liés. Généralement, plus on monte dans la hiérarchie, plus on est stressés. Et nous savons comment aider à gérer ce stress grâce à l’alimentation » conclue Virginie Terrier.

*Résultats de « l’enquête suisse sur la santé en 2012 » publiés fin 2013 par l’Office Fédéral de la Statistique.

 

Mots clés : Alimentation, Stress, Surpoids, travail
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