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Qui de l’homme ou de la nature est le plus fort ?

Publié le jeudi 29 septembre 2016 par C. Nivez
Dernière récolte dans mon potager du sud de la France Dernière récolte dans mon potager du sud de la France

Cet été 2016, j’ai inauguré un nouveau chantier : un potager bio. Mon objectif à terme : produire mes propres fruits et légumes pour faire mes « Bon Jus ».

Je démarre de zéro, en découvrant le fonctionnement des plantes, leur vie, leur mort, je suis enthousiaste à chaque cueillette et perplexe quand une plante meurt précocement. A travers le potager, je découvre aussi l’âpre compétition que se livre chaque espèce plantée dans ce petit espace. 64 plans se côtoient sur 8m2. Cet agencement optimum, réalisé dans des bacs en bois sans traitement, est l’œuvre de l’excellente start-up niçoise : Les Potageurs.

Me voilà donc, à la tête d’un petit monde en pleine… compétition ! Je pensais qu’un potager était une activité pacifique faite de routine. Pas seulement. C’est aussi une entreprise incertaine sur un marché ultra compétitif. Pour mieux comprendre les codes de ce monde en transformation, j’ai lu le dernier livre de Jean-Marie Pelt. Ce grand botaniste, décédé en décembre 2015, a publié un livre testament, paru début 2016 juste après sa mort : « Sauver l’homme et la nature ». Pour lui, la compétition dans la nature renvoi à la compétition économique mondialisée : « L’arrivée d’une main d’œuvre abondante et bon marché dans des pays économiquement avancés, créé un climat de compétition fatal à beaucoup de travailleurs de ces pays », écrit le naturaliste ajoutant : « il en est de même avec les espèces : celles venues d’ailleurs entrent en compétition avec les espèces indigènes » il arrive qu’elles les supplantent, on les dit alors « envahisseuses ».

Voilà donc ce qui se passe dans mon potager ! Les plantes tentent de se supplanter, comme l’homme le fait sur les marchés…

Dans l’espèce humaine, Jean-Marie Pelt rappelle que « la conquête de Christophe Colomb a marginalisé les populations indiennes autochtones, ployant sous le choc compétitif des nouveaux envahisseurs ». Cette vision plutôt froide d’un événement dramatique de l’histoire de l’humanité, me fait prendre conscience que face à ses concurrentes, certaines de mes plantes sont d’une grande fragilité et mourraient (sans intervention extérieure).

Il y a quelques jours, j’ai par exemple arraché une jeune pousse d’un palmier venu d’un terrain voisin (je parle de mon potager situé sur la côte d’azur près de Nice). Comment cette pousse est-elle arrivée dans mon bac d’herbes aromatiques ? Par les airs… Très agressive, cette graine de palmier a poussé de 10cm en l’espace de quelques heures. Si je l’avais laissée prospérer, c’eut été la fin de mon petit potager. Le lendemain, c’est une armée de pucerons qui envahissent mes haricots. Une fois encore, je suis intervenue pour arrêter la compétition.

Le jardinier dans son potager passe finalement beaucoup de son temps à réguler la compétition et à surveiller le marché.

Mais qui, de l’homme ou de la nature, est le plus compétitif ?

Hier, j’aurais tout misé sur l’homme aujourd’hui, je découvre tous les jours dans mon potager que la nature « a plus d’un tour dans son sac », comme l’écrit Jean-Marie Pelt. Finalement, je joue la nature gagnante.

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Mots clés : bio, cueillette, lebonjus, organic, potager, récolte
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