Inscrivez-vous à notre newsletter

Recevez les recettes et infos du BON JUS dans votre boite mail.
Nous n'utilisons pas vos données à des fins commerciales.



Adresse email

2017 : le paradoxe alimentaire

Publié le jeudi 5 janvier 2017 par C. Nivez

alimentation-supermarcheDeux tendances alimentaires s’opposent en 2017 : nous voulons manger mieux, des aliments plus sains plus bios mais en payant le moins possible… Est-ce possible de manger mieux en dépensant moins ?

Il y a quelques jours, le chercheur Philippe Moati parlait de son dernier livre « La société malade de l’hyperconsommation » à la radio ; un livre ou il suggère les voies d’un nouveau modèle de consommation, plus respectueux de la nature.

Dans cette émission, il évoquait une étude qu’il a fait réaliser (que je n’ai malheureusement pas retrouvée sur internet) ou il était demandé aux consommateurs dans quelle « nouvelle société » ils préfèreraient vivre, si la société consumériste actuelle devait être changée. Les sondés avaient le choix entre 3 options : une société basée sur la décroissance, une autre collaborative et sociale et enfin une troisième transhumaniste (mouvement pour l’usage des techniques et des sciences pour améliorer le physique et le mental de l’homme).

La réponse arrivée en tête ? La décroissance !

Sommes-nous allés trop loin ? Une chose est certaine : nous voulons moins posséder, moins consommer, moins manger… « Less is more » disent les anglophones autrement dit : « moins c’est plus ».

Cette tentation du reflux est visible dans les statistiques officielles. En France, les consommateurs ne consacrent plus que 20% de leurs revenus à l’alimentation (en 2014), contre 35% en 1960. Les anglais eux ne mettent pas plus de 9% de leur budget dans leur assiette et les américains encore moins : 7% seulement.

Mange-t-on mieux quand on dépense moins ?

D’après la banque mondiale, 638 millions de personnes étaient classées dans les faibles revenus dans le monde. Ces consommateurs sont les plus exposés aux maladies issues d’une alimentation trop carencée (l’alimentation transformée) car ils n’ont soit pas accès aux aliments frais, soit ils n’ont pas le temps de les cuisiner et achètent donc des plats préparés. Cette alimentation transformée est moins chère, souvent très calorique, riche en sucres et en lipides. Les chiffres liés à l’obésité en témoignent.

Il y a ici un paradoxe alimentaire : nous voulons manger mieux, mais en économisant sur nos dépenses alimentaires. Or, plus nous consommons peu cher (des aliments transformés…), plus nous exposons notre santé aux risques liés à cette alimentation. Si nous voulons consommer mieux, des aliments moins transformés et bio, il faut dépenser plus ! Plus de temps  à préparer à manger, plus d’argent à acheter ses aliments.

En l’occurrence en 2017, et pour parler de son assiette, il faudra dire : « more is more »…

Enregistrer

Enregistrer

Enregistrer

Mots clés : Alimentation
Partager sur :
Pinterest

0 commentaire

Votre adresse mail ne sera pas affichée sur le site.

Inscrivez-vous à notre newsletter

Recevez les recettes et infos du BON JUS dans votre boite mail. 
Adresse email
Sécurisé et sans spam....